deux pastiches

June 16th, 2011, 19:33

question de me faire pardonner le retard de la suite du journal de rennes (oh, et puis pourquoi les excuses? je travaille à finir la muse, c’est pas assez?) voici deux petits dessins récents, qui ont la particularité d’être disons très inspirés par des artistes dont j’aime particulièrement le travail.

le premier est un hommage à trevor alixopulos, dont le dernier livre chez sparkplug, hot breath of war, est réellement épatant. j’aime beaucoup sa technique à la plume, très enlevée. et il a une manière de typer ses personnages qui n’appartient qu’à lui, dont ce pastiche ne donne qu’une petite idée:

quant au prochain pastiche, disons qu’il est un peu inévitable. nylso, avec qui j’ai passé ma foi beaucoup de temps lors de mon passage à rennes, m’a (bien malgré lui sans doute) donné l’envie de me mettre au rotring 0,1 et comme c’est un outil assez particulier, disons que j’ai pris plaisir à observer son travail et sa manière. alors disons que mes premiers essais ressemblent un peu beaucoup à ses dessins (mais en beaucoup moins bien). mais puisqu’il paraît qu’on n’apprend à dessiner qu’en imitant les grands maîtres…

voilà voilà. si vous n’étiez pas déjà familier de ces deux artistes, je vous conseille surtout d’aller faire un tour sur les deux blogues cités, au risque que vous ne reveniez jamais ici.

(et pendant ce temps… les pages de la muse s’empilent, et s’empilent… le dernier compte? 288 planches, rien de moins. la sortie du livre est prévue cet automne, alors faut que ça avance, plus le choix. ça fait du bien! et pour le coup, ça ne ressemble à rien d’autre qu’à du moi.)

bon, allez, un dernier pour la route:

journal de rennes (4)

May 30th, 2011, 21:36

tiens? aurais-je abandonné mon journal en cours de route? ou bien est-ce que je me suis simplement dit que plutôt que de passer du temps à copier-coller des photos dans wordpress, j’allais plutôt profiter de mon séjour, c’est-à-dire travailler, rencontrer des gens et boire du muscadet, et que je reprendrais le clavier une fois revenu dans mes vieilles pénates à montréal?

mettons que ma question s’est répondue toute seule.

certes, il y avait aussi ce petit problème d’appareil photo dont j’avais oublié le chargeur. problème résolu grâce à la sympathique sarah (stagiaire émérite de périscopages) qui m’a prêté son appareil parce que de toute façon elle ne s’en servait pas parce qu’en avait un autre meilleur. le temps de comprendre à peu près comment il fonctionne et je pouvais prendre des photos floues de la petite fête du samedi qui a suivi les assises de la bande dessinée indépendante (donc le 14 mai):

ce qui est amusant de ces photos c’est qu’on n’y reconnaît à peu près personne (sans compter que j’ai une horrible mémoire des noms et des visages, alors je préfère autant ne nommer personne, comme ça je fâche tout le monde également).

lire la suite »

journal de rennes (3)

May 10th, 2011, 9:53

cette semaine le travail sur la muse a repris et j’ai déjà fait 5 pages en deux jours.

et puis voilà, c’est tout. ce soir les activités recommencent et à partir de demain ce seront les assises de la bande dessinée, dans le cadre desquelles je présenterai (ce vendredi à 14h) une conférence intitulée «la bande dessinée, art potentiel».

pour ceux qui sont dans le coin et que ça intéresse, on pourra trouver toutes les infos sur le site de périscopages.

et puis pour bien faire, une petite photo tourisme:

pour la suite, je me rends compte que mes batteries de caméra sont à terre et que j’ai oublié mon chargeur. alors d’ici à ce que je trouve une solution, je me ferai peut-être discret. en tout cas ici on s’amuse bien.

journal de rennes (2)

May 6th, 2011, 11:38

quoi de neuf? ici, les pages ne s’accumulent pas encore parce que je finis de préparer la conférence que je dois donner vendredi prochain. mais comme ça avance bien, je devrais me remettre au dessin très vite. ci-haut, une page blanche qui ne le restera pas.

l’appartement fourni par la ville de rennes est confortable et spacieux, mais il a également la particularité d’être haut perché. voici l’escalier que je dois monter et descendre chaque jour. ou: comment se faire des mollets d’acier sans vélo.

ici, un petit dîner (déjeuner dans l’argot local) avec, de gauche à droite, bertoyas, [une jeune femme dont j’ai oublié le nom], sarah, anaïs, katja, laurence et marie.

pour la suite, je vous propose quelques photos de tourisme.

lire la suite »

journal de rennes (1)

May 4th, 2011, 9:32

au cas où vous vous demanderiez: je suis bien arrivé à rennes. première visite à l’orangerie du thabor, où se déroulera une des nombreuses expos de périscopages. dans la prochaine photo on voit les sympathiques bénévoles poser les cadres:

sinon, je suis très bien installé ici, une grande chambre bien confortable. ci-devant mon bureau de travail (pas encore très organisé, mais ça s’est arrangé depuis):

et pour ceux que les charmes de la vieille architecture française ne laissent pas indifférent, la vue de ma fenêtre:

voilà voilà… je compte faire comme ça de petits reportages de mon périple au courant des prochaines semaines.

cette fois c’est la bonne

April 30th, 2011, 0:29

je viens de recevoir les exemplaires de la nouvelle version de jardin botanique, et ils sont pas mal beaux. le format est un peu plus petit que prévu initialement, mais quand même très bien je pense. et puis je me suis offert le luxe d’une couverture à rabats. un peu précieux, je sais.

ce joli petit livre sera rapidement mis en vente, ainsi que son collègue salon du livre, sur le site de la collection colosse. quant à moi, je pars lundi pour les vieilles terres françaises. je passerai un mois à rennes, dans le cadre du festival périscopages, où j’essaierai entre autres d’avancer la muse récursive (voire la finir).

je compte donner des petites nouvelles de mon périple, peut-être bien quotidiennement. alors on se retrouve tout au long du mois de mai. d’ici là, n’oubliez pas d’aller voter.

l’homme invisible

April 22nd, 2011, 23:19

Saminsky avait beau essayer de se convaincre que son comportement ne relevait que de la superstition pure, il ne pouvait que constater les faits : à la boulangerie, au café, au restaurant, une éternité pouvait passer avant qu’il fût servi, on jasait on papotait comme s’il n’était pas là, on en laissait passer d’autres arrivés après lui — et quand on le servait, c’était comme si de rien n’était, on ne s’excusait pas du contretemps, on souriait sans arrière-pensée et, optimiste malgré lui, Saminsky en concluait que ce sourire était trop innocent pour qu’il puisse y dénoncer le moindre machiavélisme. À quoi servirait-il à quiconque de faire semblant de ne pas le voir ? À rien ; et Saminsky ne tenait pas rancune à ses semblables, il était juste rongé par la mélancolie, profondément las de lui-même, comme s’il était un homme en santé qui devait emmener partout avec lui son jumeau malade.

(extrait des bases secrètes, à paraître l’an prochain, selon toute évidence…)