des carottes (I)

April 4th, 2008

le festival trondheim continue chez du9:

«Tout a commencé à une réunion de l’Association en 1990 où je vois les premières planches du Galérien de Stanislas. Leur gabarit simple et constant de trois cases sur quatre ainsi que leur côté feuilletonesque et improvisé me donne une envie jalouse de faire pareil. Seulement, je ne sais pas dessiner.»

Ainsi Trondheim débute-t-il l’«Avant-propos» à Lapinot et les carottes de Patagonie, livre qui paraîtra en 1992. Le projet, au départ, est simple: improviser une histoire sur «mettons… 500 pages». L’auteur en dessinera 424, d’octobre 1990 à la moitié de 1991. Il passe ensuite à d’autres projets au sujet desquels je reviendrai. Il dessine enfin les 76 pages restantes en 1992, sur insistance de collègues et amis, terminant le livre alors que les premiers cahiers sont déjà imprimés. Sans compter la période d’arrêt entre les pages 424 et 425, Trondheim n’a passé en tout et pour tout que 12 mois sur ce livre imposant, ce qui fait une moyenne d’environ 42 planches par mois, chacune comportant un gaufrier de 12 cases — 6000 cases en tout.

c’est la première partie d’une dissertation (que j’espère intéressante) sur lapinot et les carottes de patagonie qui, comme certains le savent, a une importance toute particulière dans mon panthéon personnel (et je sais que je ne suis pas tout seul dans ce cas). plus précisément, on y parle contraintes. allez lire ça et dites-moi ce que vous en pensez. la suite dans deux semaines, où on discutera de zoomorphisme.

changement de serveur (et d’humeur)

April 1st, 2008

certains d’entre vous ont peut-être remarqué que mon site a été en panne ces trois derniers jours. c’est que mon fournisseur a fait un déménagement de serveur, ce qui a occasionné, comme ça arrive parfois dans ces temps-là, quelques imprévus mineurs. je pense que c’est maintenant réglé.

pour ma part, les tracasseries se sont empilées ces derniers mois, toutes assez bénignes, mais, une fois mises ensemble, elles semblent plus grosses qu’elles sont réellement. tout ça a alimenté mon fond grognon. hier, j’ai décidé que c’était assez et qu’il fallait que je change d’attitude, ce qui, on en conviendra, est plus pertinent que de jouer à s’auto-empoisonner la vie. alors voilà. vous n’en saurez pas plus, évidemment, parce que ce blogue n’est ni une autobiographie ni un déballage de rancoeurs. ce paragraphe est juste une sorte d’addendum au post précédent où j’avais laissé entendre que j’étais de mauvaise humeur.

printemps lunaire en nomination au prix bédélys

March 29th, 2008

ah, tiens, c’est vrai, j’ai publié un livre en 2007. il paraît même que ce livre n’est pas complètement mauvais. en tout cas, c’est ce qui transparaît du choix du jury des bédélys de cette année:

Finalistes Bédélys Québec
- Danger public par Leif Tande et PhlppGrrd (Éd. La Pastèque)
- Kaspar par Obom (Éd. L’Oie de Cravan)
- La Plus jolie fin du monde par Zviane (Éd. Mécanique Générale)
- Printemps lunaire par David Turgeon (Éd. Mécanique Générale)
- Red Ketchup 01 La Vie en rouge par Réal Godbout et Pierre Fournier (Éd. La Pastèque)
(source: bdquébec)

comme aucun de ces livres ne fait partie de la Prestigieuse Sélection des bédélys d’or, on ne peut pas, cette année, présumer avec certitude du gagnant ou de la gagnante. la remise des autocollants prix se fera le 8 avril prochain.

j’aimerais dire que je ne suis cynique qu’en surface et que dans mon for intérieur ça me fait ben gros plaisir d’être en nomination, mais, pour diverses raisons que je préfère ne pas exposer publiquement, je suis incapable de trouver en moi un début d’excitation à ce sujet. et pourtant j’essaie très fort. on en reparlera devant une pinte de pale ale, si vous voulez.

garfield minus garfield

March 27th, 2008

comme promis, c’est la salve de nouvelles lectures de chez du9 qui continue. aujourd’hui, je parle d’un petit phénomène internet plutôt ravageur dans son genre, en l’occurence un site qui s’appelle garfield minus garfield et qui consiste exactement en ce que son titre annonce.

mon texte commence par un petit paragraphe de mise en contexte pour ceux et celles qui ne sont pas familiers avec la page de comics du journal nord-américain typique:

Dans le petit monde du comic strip américain, il y a les précaires et les increvables. C’est à dire qu’il y a peu d’entre-deux. D’un côté, des strips au succès modeste, publiés par une poignée de journaux, à la merci du moindre chambardement éditorial. De l’autre les «élus»: Blondie, Hagar The Horrible, For Better Or For Worse et bien sûr l’inévitable Garfield, que les francophones connaissent surtout d’après sa traduction parue chez Dargaud.

après, ça devient un peu plus juteux. évidemment, tout ça est un prétexte fort peu subtil pour parler critique, réappropriation et détournement. la suite par ici, messieurs dames…

(en me relisant, je note avec amusement une certaine proximité thématique, certainement involontaire, avec l’article de la semaine passée sur les cases photocopiées de trondheim…)

le DOGME (6)

March 24th, 2008

le DOGME continue, imperturbable… à la demande générale, don miel est de retour!

trondheim avant les carottes

March 24th, 2008

comme certains d’entre vous le savent, je planche présentement sur un essai au long cours dont le sujet est lewis trondheim. c’est aussi un prétexte pour blablater sur divers sujets en rapport à la bande dessinée qui m’intéressent à la fois comme lecteur et comme auteur. ma deuxième missive sur le sujet décrit succintement les «débuts» de trondheim:

La légende veut que Lewis Trondheim ait appris à dessiner en 1990, lorsqu’il attaqua les 500 pages de Lapinot et les carottes de Patagonie. C’est du moins ce que beaucoup, moi inclus, ont compris de l’«Avant-propos» de ce livre fondateur. Et c’est une belle histoire, mais la réalité est quelque peu différente. En fait, Trondheim dessinait déjà tout à fait convenablement avant de commencer les Carottes.

on peut lire tout ça, comme toujours, sur du9. c’est à dire par ici…

et ça continue dans deux semaines… (dans une semaine, il y aura un autre texte sur un autre sujet. je vous en reparle.)

le DOGME (5)

March 10th, 2008

de plus en plus grinçant, le DOGME? meuh non, qu’est-ce qui vous fait croire ça?

(oui, je sais, le texte est illisible, il faut cliquer sur l’image pour la voir en un petit peu plus gros.)