garfield minus garfield
Thursday, March 27th, 2008comme promis, c’est la salve de nouvelles lectures de chez du9 qui continue. aujourd’hui, je parle d’un petit phénomène internet plutôt ravageur dans son genre, en l’occurence un site qui s’appelle garfield minus garfield et qui consiste exactement en ce que son titre annonce.
mon texte commence par un petit paragraphe de mise en contexte pour ceux et celles qui ne sont pas familiers avec la page de comics du journal nord-américain typique:
Dans le petit monde du comic strip américain, il y a les précaires et les increvables. C’est à dire qu’il y a peu d’entre-deux. D’un côté, des strips au succès modeste, publiés par une poignée de journaux, à la merci du moindre chambardement éditorial. De l’autre les «élus»: Blondie, Hagar The Horrible, For Better Or For Worse et bien sûr l’inévitable Garfield, que les francophones connaissent surtout d’après sa traduction parue chez Dargaud.
après, ça devient un peu plus juteux. évidemment, tout ça est un prétexte fort peu subtil pour parler critique, réappropriation et détournement. la suite par ici, messieurs dames…
(en me relisant, je note avec amusement une certaine proximité thématique, certainement involontaire, avec l’article de la semaine passée sur les cases photocopiées de trondheim…)
March 28th, 2008, 0h15
haha!!! SUPER!
March 28th, 2008, 11h51
Wow! Moi je suis sur le cul. c’est vraiment hot Garfield minus Garfield. Et ton article est vraiment excellent. Oui, c’est une soustraction tellement simple. Oui, Jon s’est inventé un ami-ennemi détestable afin d’avoir une vie. Il fait pitié. Obélix sans Idéfix…non, Obélix SANS Astérix.
March 31st, 2008, 11h38
Oui! C’est trop un concept à tester chez d’autres auteurs. C’est fou ce que les strips en deviennent contemporains et introspectifs. Un véritable analyse de la condition humaine actuelle…
mais, pas de marchandizing à multimillions.
March 31st, 2008, 11h46
en fait, j’ai un peu étudié les possibilités et je ne suis pas sûr qu’on puisse faire grand chose pour améliorer d’autres strips de cette manière. garfield a cette particularité d’offrir un univers très simple à la base, donc plus facile à manipuler.
il y a quelques temps, le «comic strip doctor» s’est penché sur la question avec des réflexions intéressantes.