Archive for the 'publications' Category

c’est quoi? c’est quoi?

Monday, November 12th, 2007

alors, vu que j’ai enfin terminé, c’est l’heure de l’annoncer en quasi primeur (il ne faut pas vendre la peau de l’ours…). en fait c’est beaucoup et c’est pas grand chose en même temps, c’est simplement une reprise de qu’est-ce qui fait la beauté du monde?, histoire parue dans le premier numéro de formule, mais complètement redessinée aux crayons de couleurs, et dans le format d’un livre «jeunesse». en fait de reprise, on devrait plutôt parler de variation, les pensées de l’ours sont les mêmes (il y en a quelques unes de plus) mais le déroulement est différent. en fait, je me suis forcé à refaire cette histoire sans regarder une seule fois les dessins au plomb originaux.

pour ceux qui n’ont pas lu l’histoire originale, il s’agit simplement des déambulations d’un ours qui se pose des questions philosophiques. à part ça il n’y a pas d’intrigue, c’est juste un ours qui se promène. j’ai essayé d’inventer des questions profondes mais assez simples pour être comprises d’un enfant de sept ans. vous me direz que je suis optimiste, c’est que vous vous basez sur le crétinisme de l’adulte moyen pour mesurer la curiosité et la soif d’intelligence infinie d’un enfant de sept ans. parce que sept ans, c’est l’âge où on commence à se poser des questions profondes auxquelles trop de parents préfèrent donner des réponses cruelles du genre: «pour te faire parler», «parce que c’est comme ça» ou encore le classique «t’es trop petit pour comprendre ça». évidemment, on sais bien que ces questions-là n’ont souvent pas de réponse précise, alors le livre ne contient pas de réponses, juste des questions, et, espérons-le, l’impression que ces questions-là sont plus importantes et légitimes que les réponses qu’on pourrait leur donner. bref, je voulais faire un livre sain et nourissant et j’ai peut-être bien réussi mon coup.

bon, et pourquoi refaire cette histoire-là aujourd’hui? en fait, jimmy et moi on voulait avoir un petit quelque chose de nouveau à présenter pour expozine (les 24-25 novembre prochains, ici à montréal), et pourquoi pas en couleurs, et puis au début je pensais à faire un truc complètement nouveau mais je me suis ravisé (à une semaine et demie d’échéance, quand même!) quand la toujours essentielle catherine genest m’a simplement suggéré cette idée que j’ai suivie. mine de rien, ça m’a permis d’essayer pas mal de trucs en couleurs que je suis trop paresseux pour essayer en temps normal (c’est-à-dire quand je ne travaille pas sur un livre). c’est vrai, je suis du genre à apprendre sur la job, c’est ma plus grande qualité.

pour les fiers habitants de la belle ville de québec, le livre sera également lancé le 28 novembre à la cuisine, en compagnie de la nouvelle parution MG, 12 mois sans intérêt de catherine lepage. je vais essayer d’être moi-même là en personne mais ce qui est sûr, c’est que mon livre y sera.

avis aux amateurs, le tirage est limité à 100 exemplaires alors jetez-vous dessus dès que vous le voyez. ah oui, et tout ceci va paraître dans la nouvelle collection colosse, à ne pas confondre avec l’ancienne collection colosse. mais on va se reparler de tout ça en temps et lieux.

le printemps lunaire arrive en france…

Saturday, November 3rd, 2007

on me dira que novembre, c’est un peu tard pour un printemps lunaire, mais voilà, c’est à partir de maintenant que mon nouveau livre est disponible en terre française.

et c’est tout? mais oui, et c’est bien assez.

des signets!

Tuesday, October 30th, 2007

bientôt chez un libraire compétent près de chez vous… les signets MG!

 

ils sont beaux et ils gardent fidèlement vos pages! et si j’ai bien compris, ils seront disponibles pour le salon du livre de montréal.

j’ai une envie persistente depuis quelques semaines: faire une «suite» à minerve. un jour, j’essaierai de comprendre ce qui cause chez moi cette propension au suicide commercial… un jour… mais sûrement pas avant d’avoir fait tous les livres que je veux.

gatineau à la dernière minute

Monday, October 15th, 2007

j’ai finalement décidé de passer faire un tour au rendez-vous de la bande dessinée de gatineau cette fin de semaine. la décision s’est prise à la dernière minute alors ce n’est annoncé nulle part. voici donc les détails:

dimanche 21 octobre 2007, 14h à 15h30: séance de dédicaces

pour plus d’informations, allez donc faire un tour sur le site officiel de l’événement. et puis je vous reviens bientôt à propos du salon du livre de montréal, en novembre.

retour sur «l’autobiographie»

Monday, September 17th, 2007

j’ai l’impression de m’être mal expliqué lors de mon précédent commentaire à propos d’autobiographie, et la chose m’angoisse quelque peu (je sais, je m’en fais avec des riens, c’est comme ça). je voulais donc clarifier deux points tout simples, tellement simples en fait qu’ils pourraient remplacer ledit commentaire:

1) de façon générale, je crois que même une autobiographie annoncée comme tel devrait être jugée pour ses qualités narratives et non pas pour sa véracité. par exemple, si vous voulez être convaincu de la grande qualité de, mettons, persepolis, amusez-vous à le relire en vous faisant croire que tout ce que marjane satrapi vous raconte dans ce livre est une pure fabrication. si vous passez quand même un bon moment (et ce fut mon cas), vous pourrez vous dire que l’auteure a un vrai talent de raconteur et que son livre est bon en tant que récit et non pas parce qu’il a valeur de reportage. bref, je crois qu’il faut d’abord évacuer autant que possible le côté human interest d’une oeuvre avant de savoir juger de sa qualité.

2) de façon spécifique, j’ai peur qu’en donnant, même vaguement, l’impression d’avoir voulu être «autobiographique» avec printemps lunaire, j’encourage mes (deux ou trois) lecteurs à juger le récit sur sa (douteuse) véracité plutôt que sur ses qualités narratives intrinsèques (si qualités il y a). chose qui, je dois l’avouer, me déplairaît assez. en outre, le lecteur risquerait d’être plutôt déçu le jour où il découvrirait quelle (maigre) part de ce récit peut être considérée comme «vraie».

il y a d’autres aspects marginaux, mais je me suis promis de ne pas m’étendre plus que ça sur le sujet. la question reste, en tout cas, plus ouverte que je n’aurais pu d’abord le penser…

j’en profite pour vous rappeler qu’on fête l’arrivée de la revue formule demain soir au divan orange à montréal. (et on lance aussi «officiellement» printemps lunaire!) tous les détails ici. et puis je vous promets des dessins récents (et en couleur!) bientôt mais déjà, j’espère que vous appréciez le nouveau «look» de ce blogue depuis cette semaine.

lancement et beuverie

Thursday, September 6th, 2007

on y lancera le premier numéro de la revue formule, qui mêlera joyeusement bande dessinée et critique de la bande dessinée, et on en profitera pour fêter les livres parus chez mécanique générale depuis le début de l’année… c’est donc, en même temps, ce qui se rapprochera le plus d’un lancement «officiel» de printemps lunaire! et en plus, c’est mon alter ego décadent, dj kutcorners en personne, qui s’occupera de jouer des disques. ça se passe au très sympathique divan orange sur saint-laurent, où on pourra voir, en plus, une expo en rapport avec la revue. j’oubliais de mentionner qu’il y aura de la bière. pour les ours, ça dépend, on n’a pas eu de confirmation.

à propos d’«autobiographie»…

Wednesday, August 15th, 2007

des conversations récentes, ainsi qu’un peu de saine paranoïa, me font réaliser que certains lecteurs assimilent printemps lunaire à de l’autobiographie.

a priori, difficile de penser que ce livre raconterait «ma vie»: je ne travaille pas dans le milieu du cinéma, et le dernier épisode devrait bien achever de faire comprendre que nous sommes dans le domaine de la fiction. cela dit, on peut penser que j’aurais transposé diverses choses de ma propre vie, et qu’un personnage qui s’appellerait «david morneau» serait en fait moi-même à peine déguisé, etc. donc une sorte d’autobiographie qui ne voudrait pas s’avouer telle. à la rigueur on appellera ça de l’autofiction, c’est le terme à la mode paraît-il. il faut dire que pour aggraver mon cas, le texte promotionnel annonce même qu’il s’agit d’un livre «en forme de fausse autobiographie», ce qui peut alimenter la confusion.

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