Archive for the 'publications' Category

le salon va fermer ses portes dans…

Monday, February 15th, 2010

y en aura-t-il pour tout le monde? il ne reste que très peu d’exemplaires de salon du livre, soit chez fichtre! (qui n’ont pas mis à jour leur site, faut donc y aller en personne), soit directement, et c’est là où je vous dirige illico, sur le site de la collection colosse. c’est là que vous pourrez vous procurer, par la magie postale, ce petit livre bientôt rare. avis à tous donc, il n’y aura pas de réédition dans l’immédiat, parce que maintenant je compte travailler sur tout autre chose.

minerve en jaquette

Friday, January 22nd, 2010

je vais vous faire un aveu: je n’ai jamais été très content de la couverture de la suite de minerve: trop sombre, trop vague, trop… cooper black. enfin, la vérité est que je pensais faire quelque chose de plus classique, dans le genre gallimard/minuit, et qu’à la dernière minute je me suis autocensuré, je me suis dit que ça aurait l’air trop prétentieux et j’ai laissé faire. mais voilà que je me retrouvais sans idée précise de ce que j’allais faire pour la couverture. avec jimmy, on a exploré quelques options et puis je me suis rabattu sur le montage que vous connaissez. je me disais, au pire, ça fera un peu dans le style de la couverture de la muse… mais ça n’a pas vraiment donné le résultat escompté, sans parler du fait que les aplats de couleur, en impression numérique, ça donne des résultats mettons assez ordinaires.

bref. je m’en suis accommodé jusqu’à récemment, quand jimmy m’a demandé, simplement: pourquoi ne pas ajouter une jaquette sur les exemplaires restants? idée que j’ai trouvé fort judicieuse; ça donne donc ça:

comme vous le voyez, la jaquette présente, sur toute sa largeur, plusieurs personnages de la suite, dessinés aux crayons de couleurs: vous pouvez donc vous amuser à la déplier pour obtenir une jolie fresque minervoise tout ce qu’il y a de convenable. le résultat (qui doit beaucoup au montage invisible de vincent giard) est instantanément beaucoup plus attirant.

ah, mais j’entends déjà les cris et les pleurs: tous ces fidèles lecteurs qui ont acheté la suite la journée de sa sortie, je les oublie? eh bien, pas nécessairement. j’ai fait imprimer quelques jaquettes supplémentaires pour ceux qui se présenteraient lors d’un salon (angoulême, off québec, expozine, etc.) avec leur exemplaire. je note par contre que la jaquette seule sera vendue 2$ et que les copies vendues avec jaquette verront également leur prix augmenter en conséquence. parce que c’est beau mais c’est quand même pas donné d’imprimer tout ça.

je ne vous cache pas que si je fais ça, c’est pour en vendre. eh. reste que, pour être cohérent avec la couverture originale (qui est quand même toujours là, juste en dessous), j’ai conservé le design du titre et de la description en quatrième de couverture. ce bon vieux cooper black est donc là pour rester un petit moment.

alors, un dernier rappel (ça ne fait pas de mal): si vous venez au festival de la bande dessinée d’angoulême (le seul, l’unique), passez par le stand colosse, on aura des beaux livres pour vous, y compris la suite dans sa merveilleuse nouvelle jaquette, mon petit nouveau salon du livre, sans oublier bien sûr l’histoire absolument impubliable. tout plein de belles lectures en perspective. en tout cas moi j’ai bien hâte de revoir les amis français et belges, et de rencontrer de nouvelles têtes. j’espère vraiment vous y voir!

le salon qui n’en était pas un

Saturday, January 16th, 2010

il y a les livres qu’on planifie longtemps d’avance et qu’on ne commence jamais; et puis il y a les livres qu’on commence sans s’en rendre compte, à la faveur d’une occasion, et qui finalement prennent plus de place que prévu et qu’on décide de terminer tant qu’à faire.

or il y a quelques mois (rappelez-vous: c’était le 23 avril dernier), j’avais participé à un collectif intitulé le livre. c’était un fanzine qu’on avait improvisé à six à la librairie gallimard et ça avait donné un résultat ma foi assez sympathique. certains des auteurs présents ont d’ailleurs ultérieurement publié leur contribution: vincent dans son aplomb (c’est l’histoire qui a un titre très long qui commence par «on devait faire en quelques heures…»), et jimmy dans côte nord (c’est l’histoire qui s’appelle «mousseline et le metteur en scène», bizarrement et vous verrez bientôt pourquoi). quant à moi, j’ai bâclé six pages autour d’un concept qui s’appelait «littérature», et qui mettent en scène (pour la plupart) un auteur, ou en tout cas quelqu’un qui se prétend auteur de quelque chose, dans un monologue très statique et très solitaire.

le procédé, vous le voyez bien, n’est pas particulièrement original: trondheim a fait la même chose avec ses psychanalyse et monolinguistes, big ben avec son albert le grand, sherwin tija avec ses pedigree girls et y a même un truc qui s’appelle dinosaur comics sur les internets qui répond audit signalement. les oubapiens, d’ailleurs, ont baptisé cette technique hautement paresseuse du nom d’itération iconique, ce qui signifie que j’ai fait de l’oubapo sans le vouloir, j’ai pas fait exprès je le jure.

quant à faire des gags autour de cette chose qui s’appelle la littérature, c’est idiot mais françois ayroles vient de publier les lecteurs, autant dire que je ne suis pas dans le coup mais alors pas du tout.

mais je ne suis pas pour m’en faire avec ces broutilles, d’ailleurs françois ayroles il en a lu quelques pages et il a même esquissé un sourire à leur endroit. quant à l’itération iconique: ha! ces photocopieurs du dimanche? moi, chaque case est dessinée à la main ce qui, vu la complexité dudit dessin, me prend environ 10 minutes par page, reste plus qu’à trouver le contenu du monologue.

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on trouve de tout… même un colosse

Thursday, December 10th, 2009

on l’a promis, on l’a fait. on peut maintenant commander les livres de la collection colosse par internet. du moins jusqu’à ce qu’ils deviennent épuisés, ce qui pour certains ne saurait tarder. (nous vous informons que nos commis assurent la livraison partout dans le monde.)

alors, pour dépenser tout votre argent c’est par ici. même pas besoin de dire que c’est moi qui vous envoie.

«prends une orange et fais-toi un bateau avec»

Friday, November 13th, 2009

expozine, c’est demain, amis montréalais! et c’est dimanche aussi d’ailleurs! et je parie que ce paragraphe peut contenir une troisième phrase de suite se terminant par un point d’exclamation!

lors de cet événement annuel et exceptionnel, vous pourrez découvrir et rencontrer les créateurs montréalais, ceux qui font de la bande dessinée mais aussi des affiches, de la littérature écrite, des toutous indie et j’en passe. et fort évidemment, la collection colosse y sera avec une table tout à elle et quatre nouveautés toutes chaudes:

caméléon, de birgit weyhe
le mat, de zviane
le rêve de la catastrophe, de julie delporte et vincent giard
histoire absolument impubliable, de david turgeon

ce sans compter la réédition remaniée de au lit, les amis!, second opus crème-de-carnettiste du toujours fiable jimmy beaulieu.

on aura compris que c’est là qu’il faut se présenter pour obtenir avant tout le monde l’histoire absolument impubliable, que je vous ai fignolé avec amour et malice. je l’ai reçu hier, il est beau, il est petit, il est fort, il a la gueule d’un roman de chez minuit, mais il fait moins de phrases (quoique).

et il est en couleurs.

ah — mine de rien, je serai aussi présent, quoique clandestinement, dans le superbre journal des 48 heures de la bande dessinée de montréal, auquel je n’ai pas pu participer sur place mais dans lequel je me suis retrouvé quand même avec deux demi-pages bien idiotes, intitulées «la forme des nuages» et «la muraille de chine». le journal, qui comme ce substantif l’indique est imprimé sur du papier journal (à 2000 exemplaires), sera offert tout à fait gratuitement alors vous n’avez même pas une toute petite excuse de ne pas vous le procurer. et on y trouve un paquet d’auteurs talentueux comme pas un. de joyeux drilles, vraiment.

parapoum tum proum tut mug bup prapoupam tapoum bamup gut dig dagaboum goum

Tuesday, November 3rd, 2009

si tout va bien, ça sort le 14 novembre, pour expozine. puis la chose sera en vente dans les tripots habituels. d’autres détails suivront.

c’est pas fini cette histoire-là…

Thursday, October 29th, 2009

eh bin oui, vous avez deviné (même si vous êtes nombreux à être resté silencieux à ce sujet), c’est bien de la muse récursive qu’il était question au dernier post. en effet, je m’y suis remis, à cette histoire que j’avais délaissée depuis au moins, argh, trois ans. j’étais en plein milieu d’un chapitre, ça n’avançait plus, ça me semblait insurmontable et vain et je suis passé à d’autres projets. en plus, j’attendais après fichtre pour qu’ils sortent le tome 2, qui moisit toujours dans leurs tiroirs. sincèrement je n’attends plus trop (mais ça va, je ne leur en veux pas, c’est une toute petite boîte pleine de bonne volonté mais qui manque quelque peu de ressources, financières s’entend).

j’aurais pu, donc, en rester là. mais j’ai décidé de finir ce livre-là parce que je pense qu’il le mérite. et au demeurant en profiter pour inaugurer le grand atelier que je loue avec huit merveilleux collègues dessinateurs, investir cette bourdonnière et finalement accoucher de quelque chose, viarge (pour reprendre l’expression consacrée (c’est le cas de le dire)).

(je sens que ce post va encore être une interminable loghorrée comme moi seul en ai le secret.)

enfin, toujours est-il donc que j’attaquai la planche 224, puis la 225, puis la 226, et ainsi de suite jusqu’au joli chiffre de 242, qui constitue aujourd’hui le compte officiel mais toujours incomplet de la muse récursive, la totale, celle qui se tiendra en un seul, unique, indivisible livre. plutôt que trois, donc. c’est le projet. après avoir fait attendre aussi longtemps mes lecteurs, je ne vois franchement plus l’intérêt de déverser la suite au compte-gouttes. alors non, dans l’état actuel, il n’y aura pas de tome 2 ni de tome 3 de la muse récursive, il y aura juste la muse récursive, point. autant vous le dire tout de suite.

et ici, grave question. les acheteurs du tome 1 se sentiront-ils lésés par cette décision aussi tranchée qu’unilatérale, aux visées hostiles quant à l’harmonie de leurs bibliothèques? toute ironie mise à part, j’aimerais bien le savoir: car à la rigueur je veux bien préparer, à côté, une petite édition limitée de ces deux tomes sous la forme qu’ils auraient prise s’ils avaient réellement existé. des fac similés fantômes, si le concept ne vous semble pas trop éhonté (c’est-à-dire indûment dépourvu de vergogne). je comprends — et partage — les manies qu’occasionnent la bibliophilie appliquée. cela dit, pour le commun du mortel, le tout-venant et le reste, ce sera l’édition régulière, qui sera unique ou ne sera pas. gr, non mais.

«mais,» demande mon interlocuteur imaginaire, «quel chanceux d’éditeur connaîtra donc l’insigne félicité d’éditer cette superbre brique qui promet de remettre instantanément sur les rails toute une industrie littéraire en pleine moribonderie?» ce à quoi je réponds holà, une chose à la fois, faut déjà que je la finisse, la brique, encore une petite soixantaine de pages et on y est mais tout de même.

et là, sur les entrefaites, arrive expozine.

d’habitude, expozine, c’est à la fin novembre, et on en profite généralement pour sortir un petit quelque chose à l’attention du distingué chaland qui vient s’y perdre le temps d’une fin de semaine. c’est à cette occasion, on s’en rappelle, que furent publiés jardin botanique, le ronron de krazy kat, qu’est-ce qui fait la beauté du monde? et la suite de minerve, tous dans la formidable collection colosse. sauf que là, cette année, expozine s’y prend un peu plus tôt que d’habitude et par le fait même nous prend de facto de court. je songeais sortir la suite de locus amoenus, le projet que vincent et moi vous concoctons avec joie et délectation, ça devra attendre.

c’est donc le moment rêvé (enfin, n’exagérons rien) que j’attendais pour sortir ma botte secrète, qui est…

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