le neutre, le différent et le double
Tuesday, February 3rd, 2009
de retour d’angoulême (et plus généralement des vieux pays), j’en profite rapidement pour mentionner un article paru sur du9 durant mon absence, que j’ai co-écrit avec l’inestimable josiane robidas, dont les connaissances anthropologiques ont permis l’avancée la plus intéressante de ce texte qui commence comme suit:
Krazy Kat est-il un mâle ou est-elle une femelle ? La question, posée il y a quatre-vingt-dix ans, jamais résolue par l’auteur qui brouillait les pistes, reste encore aujourd’hui sans réponse; en fait, on a cessé de croire qu’on pouvait y trouver la moindre solution, sinon que d’y voir une autre manifestation de cette extraordinaire license poétique exercée par Herriman tout au long de son œuvre. Cela dit, on trouve dans cette question prétexte à une discussion autour des rôles sexuels au sein de la micro-société de Coconino County (ce que l’on appellerait les gender studies), voire carrément de la sexualité de ses protagonistes. Cet essai, sans espérer donner une réponse conclusive à ces questions, tentera de dégager trois approches générales autour de cet étrange problème.
tout un programme, n’est-ce pas? eh bien puisque vous voilà alléchés, ne vous reste plus qu’à aller le lire, ce papier.
(et dans le cas improbable où cet article verbeux ne vous rassasierait pas de krazy kat, vous pouvez toujours aller relire deux articles que j’avais commis sur ce blogue il y a longtemps: une petite lecture symbolique reprise dans le colosse le ronron de krazy kat, aujourd’hui épuisé; et une appréciation plus générale de l’œuvre et de son auteur, rédigée dans un état d’ébriété raisonnable.)
quant à moi, je reviendrai bientôt donner d’autres nouvelles et qui sait, peut-être raconter quelques souvenirs de voyage. mais là, décalage horaire oblige, faut que j’aille faire dodo.
que le temps passe vite… déjà le neuf janvier et je ne vous ai pas encore collectivement souhaité une excellente année. il faut dire que j’ai passé le temps des fêtes en partie au bureau. non, ça va, pas besoin de me plaindre, pour une fois que je pouvais travailler tranquille. enfin, là j’ai trois petites nouvelles alors allons-y gaiement. d’abord, une critique de mon mignon, laisse-moi te claquer les fesses, nouveau livre de lucas méthé, vient de paraître chez du9 et ça va comme suit:
non, ce n’est pas le cri primal poussé par l’auteur terminant son nouveau livre, c’est juste le titre d’un livre de geerts dont je fais la critique cette semaine chez du9:
une petite pause pour annoncer un nouvel article qui paraît aujourd’hui chez du9. ça faisait longtemps que je voulais parler de jean-michel bertoyas, c’est chose faite avec la récente réédition de son opus premier, ducon à l’association: