paratexte et bande dessinée
Friday, April 11th, 2008
c’est vendredi, jour de publication de du9. et surprise (ou peut-être pas, à ce point-ci), on y trouve une nouvelle «nouvelle lecture» maison, cette fois-ci sur le sujet du paratexte:
À chaque discipline sa théorie. L’étude de la bande dessinée (et plus généralement des littératures dessinées), maintenant active mais longtemps moribonde, accuse quelque retard sur les disciplines équivalentes en littérature écrite ou en arts visuels. Cette situation n’est pas problématique en soi. Les critiques écriront et la théorie se fera. Je propose cependant de prendre un raccourci. La théorie littéraire, par exemple, ne parle pas de la bande dessinée, soit. Mais elle dit des choses générales sur la littérature, et donc sur le livre et sur le récit, qui peuvent très bien s’appliquer en stripologie (j’adopte ici le mot proposé par Harry Morgan pour nommer notre discipline, le trouvant suffisamment bien tourné).
le sujet peut sembler «académique» mais il ne l’est pas tant que ça. enfin, vous savez bien que je ne suis jamais allé à l’université et que je n’ai aucun intérêt à écrire des articles qui ne seront lus que par trois spécialistes. autant s’arranger pour être compris de quiconque étant prêt à un effort minimal de lecture. alors allez-y et lisez la suite. les visiteurs de du9 ont déjà commencé à laisser des commentaires, ce qui laisse (peut-être) présager un petit peu de polémique. qui a dit que la théorie était une chose ennuyeuse?
le festival trondheim continue chez du9:
comme certains d’entre vous le savent, je planche présentement sur un essai au long cours dont le sujet est lewis trondheim. c’est aussi un prétexte pour blablater sur divers sujets en rapport à la bande dessinée qui m’intéressent à la fois comme lecteur et comme auteur. ma deuxième missive sur le sujet décrit succintement les «débuts» de trondheim:
allez, hop, une nouvelle critique chez du9, cette fois du livre de christian rosset, avis d’orage en fin de journée, «hantologie» d’essais sur la bande dessinée parue récemment à l’association, collection «éprouvette»:
les nouvelles lectures de chez du9 continuent, cette fois avec un exposé des approches autobiographiques chez lewis trondheim:
eh oui, encore une nouvelle «nouvelle lecture» (faute d’autre chose) de chez du9. j’ai commis cette fois une critique du monstrueux livre d’ibn al rabin, l’autre fin du monde, paru en 2007 aux éditions atrabile, et nommé à angoulême cette année. je crois que cette critique n’est pas trop mal écrite mais à la relecture je note plusieurs formules un peu lourdes ou académiques. c’est un défaut que je tente de corriger (avec un succès variable) dans mes nouveaux textes. (je parlais justement hier avec une amie de la difficulté d’écrire dans un français un tant soit peu «stylisé» sans s’empêtrer dans les formules toutes faites et autres lieux communs.) enfin, voici comment ça commence: