bonjour, monde cruel!
Friday, November 7th, 2008
non, ce n’est pas le cri primal poussé par l’auteur terminant son nouveau livre, c’est juste le titre d’un livre de geerts dont je fais la critique cette semaine chez du9:
Mais Geerts ne partage pas les sujets et les personnages de Sempé, pas plus que son dessin. Sempé possède au fond un trait bien froid, soucieux d’un certain luxe de détails, d’ornementations finement élaborées, d’une exactitude dans les décors qui, en des mains moins expertes, confinerait à la carte postale. Geerts, à l’inverse, a un dessin rond, sommaire et souvent inexact, qu’il rehausse d’aquarelle, donnant à l’ensemble un rendu plus flou, un peu impressionniste. Et, là où Sempé fait dans la volupté et la sophistication, illustrant en quelque sorte un certain fantasme de la bourgeoisie, Geerts conserve un petit côté «prolétaire», de sentiments nobles et ordinaires, d’amours simples plutôt que de passions troubles, de colères franches plutôt que de frustrations dissimulées.
en fait, c’est un vieux texte inédit que j’ai retapé un peu pour qu’il ne fasse pas trop dur. on peut le lire par ici messieurs-dames.
une petite pause pour annoncer un nouvel article qui paraît aujourd’hui chez du9. ça faisait longtemps que je voulais parler de jean-michel bertoyas, c’est chose faite avec la récente réédition de son opus premier, ducon à l’association:
pour faire suite à l’article précédent, j’ai commencé à faire un
l’autre jour, je tombe sur un exemplaire usagé de sibylline et le kulgude, onzième et dernier tome de la série. ça faisait très longtemps que je n’avais pas lu du macherot; après avoir trouvé une bonne partie de ses albums, je me rendais compte que le reste était extrêmement rare et je n’espérais plus grand chose des bouquinistes, sinon une trouvaille par-ci, par-là. j’ai donc pris ce kulgude un peu sans y penser, pour compléter ma collection, m’attendant en gros à y trouver un macherot en déclin, sympathique mais dont le meilleur serait derrière lui.