Archive for the 'nouvelles lectures' Category

jérôme et la route

Thursday, February 18th, 2010

ah! enfin. les quelques derniers articles que j’ai écrit pour du9 me donnaient l’air, comment dire, un peu aigri? alors que. bon, suffisait de trouver le livre vraiment enthousiasmant, c’est chose faite: voici donc une chronique de jérôme et la route de nylso et marie saur, que vous pouvez lire dans son intégralité quelque part dans ces environs-là. comme j’avais envie de me donner du trouble, cette chronique consiste en un seul long paragraphe. je ne dis pas que c’est efficace.

(à lire aussi aujourd’hui — pour des raisons que les amateurs de nylso comprendront aisément — la chronique de julie delporte à propos du premier tome du journal de jo manix, paru chez le même éditeur, l’indispensable flblb, prononcer «flebeleb».)

œdipe à corinthe

Tuesday, February 16th, 2010

il y a des critiques qui s’écrivent sous le coup de l’enthousiasme, celle-ci fut rédigée sous le coup de la déception. ici il s’agit d’œdipe à corinthe, dernier tome de la série socrate le demi-chien de sfar et blain, à la couverture pourtant prometteuse (ce petit bébé sur la couverture, c’est quand même aguichant, non?).

ça se passe comme d’habitude chez du9 et plutôt que de vous donner un extrait, je vous envoie directement lire tout ça par ici.

les mauvaises lectures

Sunday, February 7th, 2010

je ne sais pas s’il est sorti, mais en tout cas il était à angoulême: c’est le dernier (eh non, y en aura pas d’autres) numéro de comix club, la revue toujours pertinente animée par big ben et jean-paul jennequin des éditions groinge.

au sommaire de ce numéro, comme on le voit en couverture, un entretien croisé avec trois jeunes pointures de la bande dessinée indépendante états-unienne: alec longstreth, dash shaw et kazimir strzepek. mais aussi une longue et passionnante analyse de la maison close de ruppert et mulot, que l’on doit à nulle autre que julie delporte.

et bien entendu, j’y suis aussi avec deux textes: les mauvaises lectures, qui parle des petits hommes et du scrameustache (puisque je vous le dis!), et un court texte plus général, à quoi sert la critique? qui commence par les mots: «la critique ne sert à rien.» c’est un peu mon petit manifeste personnel — l’autre texte aussi, d’ailleurs, d’une manière un peu tordue. enfin, disons que ce sont deux textes dont je suis assez content, et qui sont sans doute moins polémiques qu’ils en ont l’air, comme ça.

tout ça pour dire que je ne sais pas quand la revue sera disponible en librairie. mais ça ne devrait trop tarder.

sunnymoon

Monday, December 21st, 2009

Il y eut un moment où Blutch est vraiment devenu Blutch — peut-être à la réalisation de Mitchum, expérimentation narrative et graphique qui voyait l’auteur se libérer enfin de quelque chose qu’on pourrait appeler un carcan, qu’on s’étonne aujourd’hui de trouver dans ses œuvres antérieures, telle cette Sunnymoon que vient de rééditer bien ostensiblement l’Association. Blutch, qui donne parfois l’impression de tout maîtriser, Blutch pour qui tout semble outrageusement facile, Blutch a déjà été un jeune auteur à la plume hésitante, au pinceau leste dans les deux sens du terme: la maladresse bornée côtoie l’assurance balbutiante, la maturité ne se gagne que lentement et pas aussi facilement qu’on aurait pu le croire. suite »

écrire à propos de blutch n’est pas une mince affaire; là je triche, je me coltine un de ses péchés de jeunesse, juste parce qu’il vient d’être réédité. j’ai beau jeu de lui trouver des défauts. mais bien entendu, sunnymoon reste un livre assez fascinant. pour lire la critique c’est par ici, et c’est chez du9 bien entendu.

adaptation ou appropriation?

Friday, December 4th, 2009

dans la série «l’art se faire des amis», voici une nouvelle petite humeur de chez du9 qui tente de mettre le doigt sur un bobo qui en gratte quelques uns ces derniers temps:

Il paraît qu’on voit ces jours-ci poindre ici et là moult débats savants autour d’un sujet très ennuyeux qui est: l’adaptation en bande dessinée. Autant vous faire tout de suite cette confidence: ces débats-là m’ennuient, je vois bien où ils veulent en venir mais aucun intervenant, jusqu’à maintenant, ne m’a semblé donner une réponse conclusive à cette question qui en est une de justification: peut-on adapter des œuvres de médias divers (roman, film…) en bande dessinée? Là-dessus, tout le monde s’entend pour dire bien sûr, mais certains font mais. Toutes les adaptations, en effet, ne se valent pas. Et à partir de ce constat, ce qu’il faut vraiment essayer d’éclaircir, semble-t-il, c’est ce qui fait que certaines adaptations — trop rares — fonctionnent et que d’autres — la plupart — nous semblent pauvres, au mieux redondantes. D’où cette modeste proposition faite aux auteurs de s’abstenir d’adapter, du moins faute d’idée de génie. Et là-dessus, les tenants de l’adaptation — qui sont parfois eux-mêmes des adapteurs — nous posent cette question ma foi fort légitime: où s’arrêter, où tracer la ligne? Qu’est-ce qui différencie une bonne adaptation d’une mauvaise? C’est alors que les esprits, au lieu de s’échauffer, s’échappent du débat comme le vieil air d’un ballon de baudruche. Voilà le débat évanoui quelques temps, qui recommencera à la prochaine parution du catalogue de «Fétiche» ou d’«Ex-libris»… lire la suite »

et pour le moment, c’est tout, parce que je n’ai pas eu l’occasion d’avancer sur la muse ces derniers jours. pour l’immédiat, de toute manière, j’ai un autre projet que j’espère boucler avant angoulême (en tout cas, ça serait pratique). bref, je fais, comme on dit, mon gros possible.

r comme réédition

Monday, October 19th, 2009

cette semaine dans les «nouvelles lectures», un coup de gueule à l’endroit des multiples rééditions arbitraires et contradictoires de la série gaston:

Lorsque Franquin boucle son album de 1979, Lagaffe mérite des baffes, il décide de le terminer sur une postface explicative où Prunelle, en sa personne d’employé de chez Dupuis, nous offre un petit cours sur la numérotation toute particulière de la série Gaston, culminant en une promesse formelle, en gros et en gras: «IL N’Y A PAS, IL N’Y AURA JAMAIS D’ALBUM GASTON No 5!!» Cette promesse fut, on le sait, brisée, et de deux manières bien différentes. Or, Dupuis nous annonçant pour bientôt une ènième «réédition» de Gaston, il me semble aujourd’hui opportun de refaire depuis le début le trajet de cette étonnante entreprise éditoriale qui commence par une histoire de numérotation et qui se termine ostensiblement en histoire de gros sous. lire la suite »

ça se trouve comme d’habitude par là, c’est-à-dire sur le site du9.

à part ça, faut pas s’inquiéter si je ne donne pas de nouvelles; ma vie est déjà bien remplie sans que j’en rajoute sur mon blogue. mais, soit dit en passant, je me suis remis assez sérieusement à dessiner; plus précisément je me suis remis à un projet qui attend sa suite depuis bien trop longtemps…

le loup gris de la désolation

Tuesday, September 29th, 2009

avec quelque retard, je note une chronique écrite par moi et publiée récemment, où ça mais sur du9 bien entendu.

La guerre, on le sait, est une affaire d’hommes. Mouais. Disons une affaire de grands garçons: il faut quand même manquer d’une certaine maturité pour s’extasier de postures guerrières, de dialogues dont le sérieux éhonté ne fait que masquer l’abjecte réalité des carnages qu’ils éludent. De quel genre d’honneur est l’honneur du soldat? Le même que pour n’importe quel assassin, quelle que soit sa cause: un honneur sans doute factice, mais terriblement photogénique. lire la suite »

or donc, cette merveilleuse chronique rend compte du second tome de la série commando colonial par appollo et brüno. et… c’est ça qui est ça.

sinon, il y a des projets qui se trament, mais en arrière-plan… je vais essayer de ne pas complètement abandonner ce blogue pour autant. je dis bien essayer.

en attendant: lancement demain à montréal de deux excellents nouveaux colosses par jimmy beaulieu et vincent giard.