Archive for the 'table à dessin' Category

dix ans

Monday, July 18th, 2011

voilà, c’est terminé. la muse récursive, complétée hier soir, fera 318 pages bien tassées. c’est 18 de plus que les prévisions, un surplus pas trop déraisonnable (non?). il faut dire que vers la fin, je me suis laissé aller à faire des pages où il ne se passe pas grand-chose, juste pour le plaisir de laisser languir le récit un tout petit peu — comme un dernier tour de piste avant les adieux.

je vous donne le décompte des pages, ce n’est pas pour faire pleuvoir les bravos, certes le nombre est impressionnant, mais en même temps pas tant que ça: je ne suis pas le premier à faire un livre de cette ampleur-là, tant s’en faut. et puis, trois cent quelque pages sur dix ans, au fond ce n’est pas beaucoup. et puis ce sont des pages faites rapidement, autant que possible dans l’urgence, en y pensant le moins possible… sauf qu’en fait, en y pensant peut-être un peu trop. bref, vous voyez que ce n’est pas simple.

d’où vient ce projet-là? j’ai envie de dire: «de loin». j’avais 25 ans quand je l’ai commencé, mais la trame de l’histoire était plus ancienne encore (un début de récit avorté dont j’ai repris les éléments principaux). au fil du temps, j’y ai greffé pas mal de trucs, le résultat d’inventions, de réflexions, de choses de la vie et ainsi de suite. moi-même je changeais, je devenais tranquillement quelqu’un d’autre, mais cette histoire-là me suivait, pas le choix, aurait fallu la finir. j’y relis aujourd’hui des choses qui m’étonnent, qui m’embarassent, qui m’émeuvent parfois, qu’en tout cas je ne referais plus, que je regrette, parfois, de n’être plus en mesure de refaire.

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it was a dark & stormy night…

Friday, July 15th, 2011

et pendant ce temps, votre pas très humble serviteur terminait sa page 311 de la muse récursive (sur une scène plutôt dramatique, j’en ai peur), et se disait qu’il pourrait peut-être bien se payer un petit sprint final pour boucler le tout. plus que sept pages, selon mon dernier estimé.

à l’ombre

Wednesday, July 13th, 2011

300 et des poussières

Sunday, July 10th, 2011

où j’en suis, là? en tout cas pas encore au moment où je pourrai passer mon temps à vous montrer des petits dessins. vendredi dernier j’ai fait la planche 303 de la muse récursive (être conséquent, j’essaierais de me rendre jusqu’à 808 ou 909 mais que voulez-vous (ceci était un apparté pour amateurs de musique moderne et autres résidents de détroit)). à part ça, ça va, vous? moi, il faut que je livre toutes les planches d’ici une semaine ou deux, je pense, parce que normalement c’est en septembre ou en octobre que le livre rejoint les tablettes des libraires sous le glorieux pavillon tout neuf de la mauvaise tête. autant dire que je suis en plein sprint final, que je ne pense plus à rien sinon qu’à avancer et surtout finir.

et pour ce qui est de mes autres projets… je viens de boucler un deuxième roman, je pense qu’il reste du boulot pour en faire vraiment quelque chose mais c’est quand même une étape significative alors je m’auto-donne de petites tapes dans le dos et je continue comme ça champion. dès que je finis la muse il faut que je me lance dans la suite des pièces détachées, et que je fignole quelques scènes des bases secrètes, qui devrait paraître (au quartanier) vers mars-avril 2012.

pendant ce temps, je réussis quand même à me décourager parce que je n’ai rien écrit pour du9 depuis le début de l’année. que cela ne vous empêche pas d’y faire votre visite hebdomadaire, il y a eu d’excellents petits textes ces derniers mois et notamment des entrevues révélatrices avec dominique goblet et benoît jacques.

chapitre express

Thursday, June 23rd, 2011

hier a été une bonne journée: j’ai fait sept pages d’un coup, ce qui a terminé l’avant-dernier chapitre de la muse récursive. ce qui ne laisse que dix-douze pages avant de conclure vraiment le livre, qui dépassera modérément les 300 pages prévues, je vous avertis tout de suite.

pour la petite histoire: cet avant-dernier chapitre avait été entamé (et même plutôt entamé) lors des derniers 24 heures de la bande dessinée grandpapier, qui se tenaient lors de mon passages à rennes pour périscopages. puisque j’étais là pour la muse, autant en profiter… à vrai dire je n’avais pas réussi à faire 24 pages, seulement 17, mais qui m’ont pris un certain temps alors j’ai fini par laisser tout ça en plan vers midi le lendemain (ça se terminait à 15h). tout ça pour dire que je m’y suis remis hier et que, pour rester dans l’ambiance «24 heures», j’ai tout terminé d’un coup (d’une part) et je me suis assuré que le chapitre fasse bien 24 pages (d’autre part).

est-ce que ces petites explications sont d’un quelconque intérêt? sais pas, mais pour ma part, je suis bien content d’en venir tranquillement à bout, moi, de cet interminable projet…

où nous en sommes

Monday, June 20th, 2011

aujourd’hui j’ai marqué le numéro de planche 291 à la muse. alors, oui, ça avance. il me reste un chapitre à terminer (celui sur lequel j’ai planché pendant les 24 heures à rennes), et puis un autre à faire au complet. mon objectif est d’en avoir fini à la mi-juillet. j’espère bien que c’est raisonnable, parce qu’on n’a plus le choix: le livre doit sortir à l’automne…

et par chez vous, ça va?

deux pastiches

Thursday, June 16th, 2011

question de me faire pardonner le retard de la suite du journal de rennes (oh, et puis pourquoi les excuses? je travaille à finir la muse, c’est pas assez?) voici deux petits dessins récents, qui ont la particularité d’être disons très inspirés par des artistes dont j’aime particulièrement le travail.

le premier est un hommage à trevor alixopulos, dont le dernier livre chez sparkplug, hot breath of war, est réellement épatant. j’aime beaucoup sa technique à la plume, très enlevée. et il a une manière de typer ses personnages qui n’appartient qu’à lui, dont ce pastiche ne donne qu’une petite idée:

quant au prochain pastiche, disons qu’il est un peu inévitable. nylso, avec qui j’ai passé ma foi beaucoup de temps lors de mon passage à rennes, m’a (bien malgré lui sans doute) donné l’envie de me mettre au rotring 0,1 et comme c’est un outil assez particulier, disons que j’ai pris plaisir à observer son travail et sa manière. alors disons que mes premiers essais ressemblent un peu beaucoup à ses dessins (mais en beaucoup moins bien). mais puisqu’il paraît qu’on n’apprend à dessiner qu’en imitant les grands maîtres…

voilà voilà. si vous n’étiez pas déjà familier de ces deux artistes, je vous conseille surtout d’aller faire un tour sur les deux blogues cités, au risque que vous ne reveniez jamais ici.

(et pendant ce temps… les pages de la muse s’empilent, et s’empilent… le dernier compte? 288 planches, rien de moins. la sortie du livre est prévue cet automne, alors faut que ça avance, plus le choix. ça fait du bien! et pour le coup, ça ne ressemble à rien d’autre qu’à du moi.)

bon, allez, un dernier pour la route: